Au sud de Toulouse, Véronique a quitté l’enseignement pour la maroquinerie de luxe

blouson cuir
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l’essentiel De l’enseignement à la maroquinerie de luxe, il n’y avait qu’un pas pour Véronique Granéro. Après vingt années à enseigner l’espagnol, elle travaille aujourd’hui avec talent le cuir.

Véronique Granéro est née à Toulouse, mais a grandi en Bretagne où elle a fait ses études de langues, à Brest. Après vingt ans en tant que professeur d’espagnol, dont cinq sur Toulouse, c’est à Ramonville qu’elle décide de s’installer avec sa famille en 2021. Elle s’est depuis lancée dans le monde de la microentreprise et du domaine de la petite maroquinerie de luxe. Rencontre.

Véronique, vous n’avez pas hésité à abandonner l’Éducation Nationale ?

J’ai adoré mon métier, transmettre est une passion. Mais j’ai une autre passion, le côté manuel, le côté créatif et aussi, je dois avouer que je me sentais un peu broyée par cette machine qu’est l’Éducation Nationale. Alors en 2021, j’ai quitté, définitivement, cette grande maison. La crise du Covid n’a fait qu’amplifier mon désir. Je voulais être maîtresse de mon destin.

Changement complet ?

Oui et comme je suis restée très scolaire et que j’ai besoin de me sentir légitime dans mon travail, j’ai suivi une formation d’une année en Aveyron afin d’obtenir mon CAP de maroquinerie. Cela me permet d’avoir un statut d’artisan d’art.

Donc vous voilà aujourd’hui créatrice en petite maroquinerie ?

Comme je vous le disais, j’aime ce qui est manuel. J’ai pratiqué le dessin, la couture, le bricolage et un jour, j’ai eu l’occasion de travailler une chute de cuir. J’ai adoré. J’aime la polyvalence avec le travail du cuir : couper, coudre, taper, poncer, teindre, désépaissir, assembler, coller…

Et vous venez de lancer votre marque LAF ?

Pour l’anecdote, LAF, c’est l’acronyme de L’aiguillée fainéante. Jeune fille, je trouvais le passage du fil dans le chas de l’aiguille difficile, je prenais donc toujours une grande longueur pour ne pas avoir à y repasser souvent. C’est ce que ma grand-mère Jeanne appelait « une aiguillée de fainéante ». Je travaille uniquement la petite maroquinerie : portefeuille, porte-cartes, porte-clés, étuis lunette, ceintures et mon préféré, les bracelets de montre.

Parlez-nous des cuirs ?

Le cuir est bien sûr au cœur de mon activité, son choix est donc primordial. Sa qualité et sa provenance sont le gage d’un produit haut de gamme. Je travaille en priorité avec des tanneries locales, ce qui me permet d’avoir un suivi rapproché de la qualité des cuirs et un contact direct avec mes fournisseurs. Tous les articles sont confectionnés avec le plus grand soin dans mon petit atelier. En effet, ici, pas de machines de découpe, de refente, de parage, tout est fait à la main, sur mesure. Je travaille beaucoup les cuirs marins, ils sont fins et très résistants et présentent de magnifiques motifs. Mon souci est de créer une pièce unique à votre image. Mais j’aime aussi les cuirs exotiques ou classiques.

Donc on peut dire que c’est de la petite maroquinerie de luxe ?

La création d’un article de petite maroquinerie entièrement fait main est longue et demande beaucoup d’étapes et de minutie. C’est aussi ce qui lui confère son caractère unique et sa durabilité. Un portefeuille représente une dizaine d’heures de travail. Tout à la main, même la couture et avec des matériaux de grande qualité (du cuir au fil).

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Source: https://www.scoop.it/topic/metiers-formations-cuir/p/4139719603/2023/01/09/au-sud-de-toulouse-veronique-a-quitte-l-enseignement-pour-la-maroquinerie-de-luxe/original

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